La nef[f]

Rejoignez la nef[f] pour chanter la polyphonie franco-flamande !

La nef[f], ou nouvelle école franco-flamande, est un ensemble vocal transfrontalier consacré au répertoire des maîtres de la polyphonie du 16ème siècle. Il est constitué à l'initiative d'Adrien Alix et placé sous sa direction.

Une premier temps de rencontre est prévu le samedi 9 mai de 14h à 18h30 dans le village de Terdeghem, entre Hazebrouck (FR) et Poperinge (BE). Les inscriptions se font via ce formulaire !

 

La nef[f], c’est la promesse de s’embarquer sur un navire idéal 
pour un voyage singulier entre voisins qui trop souvent s’ignorent, 
de constituer une nouvelle famille riche de sa diversité ; 
c’est aussi un hommage aux nefs des églises flamandes 
dont les charpentes sont construites pour la plupart telles des coques de bateau retournées 
et offrent une acoustique idéale pour le chant polyphonique, distincte et généreuse à la fois ;
et c’est peut-être enfin un souvenir de la nef des fous, allégorie populaire 
dans les cultures du Nord de l’Europe à l’orée de la Renaissance.

La nouvelle école franco-flamande, ou nef[f]

Au coeur de la nef[f], trois idées cardinales :

  • Née à la frontière franco-belge, à cheval sur deux zones linguistiques, la nef[f] est par nature multilingue. Différentes langues, au premier rang desquelles le français et le néerlandais, seront donc parlées et chantées.
  • Il s'agit d'un véritable espace d'apprentissage et de formation, par la pratique et l'échange de savoirs, de manière collective et joyeuse. On y travaille un programme d'oeuvres, mais on y discute aussi de musicologie, d'histoire, de rhétorique...
  • Le répertoire de la nef[f] a 500 ans, mais ses interprétations sont bien d'aujourd'hui ! Différentes pratiques seront donc expérimentées lors des concerts : spatialisation, arrangement, projection..., afin de proposer une lecture revivifiée des oeuvres.

Saison 2026

Pour la naissance de la nef[f], le programme s’intitule Maîtres anciens · Oude meesters. Il mettra à l’honneur les grands noms de l’école franco-flamande du 16ème siècle, depuis Josquin des Prés jusqu’à Giaches de Wert.

La direction artistique de l'ensemble est assurée par Adrien Alix qui encadrera les répétitions. Elles se tiendront sous forme de sessions mensuelles sur les week-ends, en alternance d'un côté ou de l'autre de la frontière, et feront intervenir régulièrement des chanteurs professionnels, telle Alice Fagard, également co-fondatrice des Tritons réunis.

Les premiers concerts sont prévus pour les Journées Européennes du Patrimoine, les 19 et 20 septembre 2026, avec la participation de Leyokki, artiste numérique, et des violistes d'Archipel consort.

Une demie-journée de rencontre aura lieu le samedi 9 mai de 14h à 18h30, entre Hazebrouck (FR) et Poperinge (BE). Nous travaillerons collectivement et par petits groupes autour de partitions de l'école franco-flamande.

Pour vous inscrire à cette rencontre, il vous suffit de remplir ce formulaire !

Muse jouant de la viole

Un peu d'histoire : l'école franco-flamande

Aux 15ème et 16ème siècles, les meilleurs chantres et compositeurs sont originaires de Flandre, cette grande région qui s’étend de l’Artois à la Hollande. Leurs talents seront employés dans toutes les cours et chapelles européennes. L’école dite « franco-flamande » s’impose ainsi d’Amsterdam à Rome, de Madrid à Munich.

En associant expressivité du chant, savoir-faire contrapuntique et rhétorique musicale, ces six générations de compositeurs développent un style fécond qui se déploie dans une grande variété de formes, de la messe au madrigal en passant par la chanson, et qui exercera une influence majeure sur la musique baroque.

Essentiellement vocale, à 3, 4 ou 5 voix, la polyphonie franco-flamande demande une écoute attentive et une grande implication dans le discours musical collectif, sans être pour autant trop exigeante en termes de technique vocale. C’est donc un répertoire qui convient très bien à des amateurs éclairés.

Josquin des Prés, mort en 1521 à Condé-sur-l’Escaut, maître de Nicolas Gombert, probablement né à La Gorgue, maître des enfants de la chapelle de Charles Quint de 1529 à 1540 ; Thomas Créquillon, également maître de chapelle de Charles Quint à Bruxelles, mort à Béthune en 1557 et maître de Pierre de Manchicourt qui mourra à Madrid en 1564 ; puis Roland de Lassus, né à Mons et mort à Munich en 1594 ; Giaches de Wert, né sans doute à Gand, mort à Mantoue en 1596 ; avant lui, Adrian Willaert, né à Bruges, maître de chapelle de la basilique Saint-Marc à Venise de 1527 à sa mort en 1562 ; ou encore Jacques Arcadelt, originaire de Namur, qui mourra à Paris en 1568 après avoir œuvré une dizaine d’années à Rome